Contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur,

Contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur,

La Fédération Départementale CORREZE environnement demande l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, comme de tout autre projet inutile et destructeur, et la remise à plat des engagements du Schéma National des Infrastructures de Transport, le SNIT.

Pour le Bureau de CORREZE environnement, comme pour Bruno Genty président de France Nature Environnement : « Il faut oser renoncer aux infrastructures nuisibles à l’environnement et pour lesquels le service rendu est douteux. L’occasion est belle de faire des économies conséquentes tout en protégeant mieux l’environnement, voilà qui constituerait un signal fort de l’engagement de l’Etat pour la transition écologique, au-delà des discours ».

A l’heure où les mobilisations autour de Notre Dame des Landes se renforcent
– pour défendre des droits essentiels : droit d’accès à la terre, souveraineté alimentaire, droit de vivre dans un environnement non pollué…..,
– pour s’opposer à la rapacité des multinationales sans foi ni loi,
d’’autres peuples à travers le monde, victimes des mêmes politiques se mobilisent
– contre les projets pharaoniques destructeurs de l’environnement mais source de profits pour quelques multinationales et  Etats complices;
– pour l’application de textes internationaux telle la Convention 169 de l’OIT, outil juridique pour la défense des peuples autochtones
– pour que « les droits de la nature » soient inscrits dans la Constitution des Etats.

Nous, associations œuvrant pour un Environnement et une Humanité Durables, nous déclarons solidaires de ces combats parce que la solidarité que nous défendons est dans un même temps :

– Un acte réfléchi qui vise à induire des changements de comportements individuels et collectifs

– Un acte politique qui vise à rendre plus équitables les règles de la politique mondiale

– Un acte nécessaire pour tous car c’est la condition d’un monde plus juste

La Fédération CORREZE environnement sera donc présente sur la place de la Cathédrale, samedi 17 novembre, non seulement pour le lancement de la Semaine de la Solidarité Internationale avec la création de la Solisphère « Droits à l’essentiel », mais également pour soutenir celles et ceux qui sont engagés dans le combat contre ce projet d’aéroport aberrant.

Communiqué de presse de novembre 2013
Contact Jeanne Wachtel 0555257633

 

Compléments d’information :
Pourquoi les Associations de Protection de l’Environnement soutiennent-elles les opposants à l’aéroport ?

Les raisons sont multiples et les Amis de la Terre l’ont très bien résumé dans les 6 points suivants !

« Nous ne reviendrons pas sur le déni de démocratie, il est évident et a été largement souligné par d’autres. Concentrons-nous sur les aspects écologiques.

1/ Ce projet est une aberration dans le cadre de la lutte contre le changement climatique :

les transports aériens sont de très loin les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre par passager et par tonne de marchandise transportée et à ce titre participent largement au réchauffement de la planète. Alors que les émissions de GES produites en Europe par l’aviation internationale ont augmenté de 100 % depuis 1990, le trafic aérien devrait plus que doubler entre 2005 et 2020. Il faut donc dès aujourd’hui les restreindre, alors qu’on sait qu’un nouvel aéroport constitue un appel d’air pour des transports aériens supplémentaires.

Or on sait déjà que le prochain rapport du GIEC (Groupement International des Experts du Climat) sera catastrophique !

Le gouvernement précédent le reconnaissait implicitement dans le cadre du SNIT (Schéma national des infrastructures de transport) en actant comme principe fondamental le report modal, c’est à dire reporter la mobilité des personnes et des marchandises des modes de transports des plus émetteurs de GES vers les moins émetteurs. La réalité des projets inscrits au SNIT est moins évidente, mais c’est une autre histoire…

2/ Ce projet est une aberration dans le cadre de l’aménagement du territoire :

l’aéroport de Notre Dame des Landes est censé désengorger les aéroports parisiens, ce qui implique de multiplier les infrastructures et voies d’accès (aéroport secondaire, autoroute) les plus rapides possibles entre la capitale et Nantes.

Or le gouvernement a réaffirmé lors de la Conférence environnementale la nécessité de stopper ou au moins ralentir l’artificialisation des sols ! Un leurre dans un tel contexte !

3/ Ce projet est une aberration au regard de nos besoins en terres agricoles :

 il sacrifie 2 000 ha de terres pour la plupart à destination agricole, alors que la France est très loin d’assurer son indépendance alimentaire.

Or la souveraineté alimentaire est parait-il une forte préoccupation de nos gouvernants !

4/ Ce projet est une aberration écologique :

sur les 2 000 ha il y a des zones humides protégées, la construction de l’aéroport et des infrastructures qui l’accompagneraient détruiraient des centaines d’hectares de zones naturelles, d’habitat animaliers, et mettrait en péril les continuités écologiques.

Or le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) vient d’annoncer que les zones humides ont diminué de moitié en un siècle alors qu’elles sont essentielles à la biodiversité et à la régulation des écosystèmes !

5/ Ce projet est une aberration en termes économiques et de consommation d’énergie :

à l’heure où les dernières énergies fossiles auront un coût de production exorbitant et un impact écologique dramatique (comme les seraient les huiles et gaz de schiste), il est impératif de limiter leur usage à de réels besoins pour la société (matériel médical par exemple) et uniquement s’il n’y a pas d’énergie de remplacement possible. L’idée qui a pu germer dans certains esprits d’alimenter les avions avec des agrocarburants est pure folie !

6/ Ce projet est une aberration budgétaire :

alors qu’on nous parle quotidiennement de restrictions des dépenses publiques impactant très lourdement les services publics, comment justifier de mettre plus de 540 millions d’euros dans un projet en partenariat avec la multinationale Vinci ?

On sait depuis longtemps combien les partenariats public/privé (PPP) sont un gouffre qui hypothèque l’avenir des finances publiques avec bien peu d’avantages en retour pour les usagers… Au même moment, nos gouvernants nous disent qu’on ne peut pas aller plus vite dans la protection de l’environnement et dans la transition écologique parce que ça a un coût trop important pour les finances publiques !

Ces quelques points suffisent à démonter les enjeux d’un tel projet. C’est pourquoi nous en avons fait un symbole et exigeons l’abandon de ce projet. Et nous n’avons pas le droit de lâcher sur un symbole aussi important. »

Nous devons nous mobiliser, tous ensemble, car le silence des chaussons peut être au moins aussi destructeur que le bruit des bottes… »

Les commentaires sont clos.

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